29.04.2009
La dévalaison des smolts 2009
Dès nos premières observations, le 13 avril, nous vîmes nos premiers smolts 2009. Le groupe n’était pas important ; seulement une dizaine d’individus mais cela suffisait pour nous mettre en éveil. Il fallut attendre les pluies abondantes des 27 et 28 avril (55 mm en 48h00) pour arrêter nos observations en raison de la forte turbidité des eaux de la Sienne.
C’est la première année, depuis que nous faisons cette activité, où nous observons des smolts sur une période aussi longue. De même, si les années précédentes nous enregistrions un pic bien marqué, cette année ce pic fut plus écrasé. Ce fut en moyenne des groupes d’une cinquantaine à une soixantaine de smolts que nous virent quotidiennement tenter de regagner le milieu marin.(1)
Cette abondance de smolts, dont certains nous paraissaient de petite taille (largement inférieure à 13 cm), confirme les excellents indices d’abondance enregistrés en 2008 sur le bassin versant de la Sienne.
(1) Bien sûr, ces observations sont tout sauf exhaustives. Elles témoignent simplement d'une tendance générale estimée à partir de nos observations antérieures.
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04.12.2008
Les années se suivent et se ressemblent…*
Si l’on s’attarde sur les résultats des indices d’abondance moyens pondérés 2006 et 2007, on s’aperçoit qu’ils demeurent très fluctuants d’une année sur l’autre (L'indice moyen pondéré est estimé à 30,4 tacons 0+/5 minutes de pêche pour l’année 2006 sur le BV de la Sienne et à 13,6** tacons 0+ /5 mn de pêche en 2007).
L’Airou reste toujours plus productif que La Sienne avec un indice d’abondance pondéré de 48 tacons 0+ pour 5 mn de pêche en 2006 et de 24,9 tacons 0+/ 5mn de pêche en 2007) alors que pour la Sienne les indices d’abondance pondérés sont en 2006 de 21,7 tacons 0+ pour 5 mn de pêche et en 2007 de 6,3 tacons 0+ pour 5 mn de pêche.
Les milieux aquatiques continuent à se dégrader avec un début de colmatage minéral sur les stations les plus apicales de l’Airou liées à la culture du maïs et, sur la Sienne, à un colmatage organique et minéral de la station de Cérences. A cela s’ajoutent un défaut d’entretien raisonné de la ripisylve sur l’Airou et, sur la Sienne, une franchissabilité des seuils (Villedieu Les Poêles,…) dépendante des crues automnales ne permettant pas une colonisation régulière de la partie amont de ce fleuve côtier restaurée par le Syndicat Intercommunal d’Aménagement et d’Entretien de la Sienne (SIAES).
De l’estimation du nombre de tacons recensés en 2006, on peut déduire « une production de plus de 4 200 smolts au printemps 2007, soit un potentiel de retour d’environ 590 géniteurs, ce qui reste inférieur au potentiel théorique du bassin versant. En appliquant le taux de « destruction » de smolts consécutif aux différentes turbines des microcentrales, le recrutement tombe entre 3387 et 3882 smolts générant 502 à 543 géniteurs. »
Le nombre de tacons estimés pour l’année 2007 permet de trouver « une production de plus de 2110 smolts au printemps 2008, soit un potentiel de retour d’environ 304 géniteurs, ce qui reste inférieur au potentiel théorique du bassin versant. En appliquant le taux de « destruction » de smolts le recrutement tombe entre 1845 et 1997 smolts générant 258 et 280 géniteurs. »
Aujourd’hui, l’Airou continue de tirer vers le haut la production en saumons atlantiques du bassin versant de la Sienne. Le classement de l’Airou en site Natura 2000 et la mise en application du document d’objectifs devraient consolider cette tendance en assurant une croissance plus rapide des tacons et donc une réduction du nombre de tacons 1+ avec tous les avantages que cela comporte. Cependant, une pollution récente et indirecte d’un affluent de l’Airou situé dans sa partie amont confirme le danger à vouloir mettre tous les œufs dans le même ruisseau ; le développement de la culture du maïs sur ce sous-bassin confortant malheureusement ce constat.
Il devient donc urgent de valoriser au mieux la Sienne en résolvant les problèmes liés à la multiplicité de ses seuils, l’hydroélectricité, la culture du maïs… Il est bien évident que les solutions à ces problèmes ne pourront pas être apportées par le seul SIAES (également et récemment opérateur sur le site Natura 2000 "Bassin de l'Airou"). Seule une concertation avec l’ensemble des différents propriétaires de seuils et de microcentrales, les agriculteurs et les autres personnes agissant ou vivant sur ce territoire (particuliers, DDE, …) permettront de trouver des solutions durables susceptibles de valoriser au mieux la qualité de l’eau, les berges et le lit des différents cours d’eau de ce bassin versant et donc d’atteindre le potentiel théorique de production en géniteurs de saumons.
*Article rédigé à partir des documents 2006 et 2007 « Indice d’abondance saumon Basse Normandie campagne ….», réalisés par la Fédération Départementale de Pêche et de Protection du Milieu Aquatique de la Manche
**A confirmer
13:43 Publié dans 24 Alors, il y en a? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25.01.2008
Le suivi du frai 2007
Le suivi du frai a été réalisé par 10 personnes et a permis d’observer 5 reproductions de saumons sur l’Airou et une reproduction de truites sur la Bérence en décembre 2007. Les saumons (Airou et Bérence) ont été observés sur la
plupart des journées du mois de décembre (20 journées sur 31) ; les inondations et l’épisode hivernal (température de l’eau à 4°C) de décembre justifiant ces 11 journées de non-observation. Bref, une année assez exceptionnelle au regard des années précédentes. Parallèlement à ces observations un suivi de la pluviométrie (116 mm en décembre) et de la température a été effectué. Le débit soutenu n’a pas permis de réaliser des images vidéo de qualité satisfaisante à l’exception de quelques moments forts de la reproduction des truites.
11:22 Publié dans 24 Alors, il y en a? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20.04.2007
Pour le savoir, il suffit de compter les frayères!?
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21:20 Publié dans 24 Alors, il y en a? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13.04.2007
En 2005, 18 000 tacons smoltifiables au printemps 2006
Si vous souhaitez savoir comment ce nombre a été trouvé, lisez la suite. Elle s’inspire du document Indice d’abondance saumon Basse Normandie rédigé par Fabien Goulmy, chargé de mission à la FDAPPMA 50.
Les indices d’abondance
Quelques généralités
« Cette méthode permet d’évaluer l’abondance des juvéniles de saumon atlantique et de ce fait, l’état de la population de l’espèce. Les indices d’abondance sont devenus un élément objectif important dans la gestion des stocks de saumons.
En effet, ces indices permettent de :
- Evaluer la répartition de l’espèce sur les bassins possédant des populations naturelles (Sélune, Sée, Sienne) ou bénéficiant d’efforts de restauration (Orne, Vire) ou possédant une population discrète en dépit d’habitats favorables (Sinope, Saire, Thar, Douve amont, Taute)
- Evaluer les programmes de restauration engagés
- Fournir des références de productivité nécessaires à l’établissement des modalités d’exploitation par bassin (Totaux Autorisés de Captures ou TAC). En effet, par extrapolation du niveau de recrutement de l’année (juvéniles d’âge 0+), l’indice d’abondance saumon permet de prédire la production de smolts dévalant vers la mer au printemps suivant. Ainsi, à partir du taux de survie en mer, 14%, il est possible d’estimer le nombre d’adultes regagnant l’eau douce et donc d’évaluer le nombre de captures de saumon à réaliser sans compromettre la pérennité de l’espèce.
Les indices d’abondance sont obtenus en suivant un protocole de pêche électrique normalisé, à savoir 5 minutes d’effort de pêche avec un matériel portatif agréé mis en œuvre par une équipe restreinte sur des habitats productifs de type radier-rapide.
Sur le bassin versant de la Sienne , 18 stations sont prospectées : 8 sur la Sienne , 5 sur l’Airou, 2 sur la Soulles. Le Thar est également prospecté à 3 endroits.
Regardons à la loupe les résultats obtenus en 2005 sur la Sienne et ses sous-bassins :
La Sienne a un indice moyen pondéré estimé à 28,1 tacons à 0+ / 5 min. Il faut toutefois mettre en évidence sur ce fleuve côtier l’impact des microcentrales sur la dévalaison des smolts puisqu’on estime que 8 à 15% du contingent est détruit par les turbines de ces usines. L’ouvrage actuellement le plus meurtrier est celui de Saint Nicolas, suivi par ceux de Percy et de Huet. Il est à noter que les turbines Saint Nicolas occasionnent 36,3% des pertes du contingent produit dans l’Airou (affluent de la Sienne situé quelques kilomètres en amont du Moulin Saint Nicolas). Les renouvellements d’autorisation d’exploitation de certains de ces ouvrages vont être l’occasion d’équiper ces ouvrages de dispositifs échappatoires pour les poissons dérivant vers la mer. »Contrairement à l’année précédente, les stations les plus amont abritaient des tacons, il semble que la colonisation se soit faite jusqu’à la retenue du barrage du Gast.
L’Airou est très productif avec 38 tacons 0+ pour 5 minutes de pêche, des poissons en moyenne plus petits que sur le cours principal.
Doit-on parler de la Vanne avec ces 17000 m2 d’équivalents radiers-rapides rendus inaccessibles par 2 ouvrages infranchissables (Moulin de Quesney et Moulin de Saint Denis) malgré son classement au titre du L 432-6 dont l’échéance de mise en conformité des ouvrages concernés était fixée au 18 avril 2002 !!
Notre exposé pourrait s’arrêter ici cependant, deux cours d’eau, aujourd’hui oubliés pourraient jouer un rôle non négligeable dans la vie de notre saumon.
la Soulles , « affluent » de la Sienne se jetant dans le havre, a un indice pondéré insignifiant (2,5 tacons/5 min) pour la simple et bonne raison que l’accès à cette rivière reste particulièrement difficile pour les géniteurs à la papeterie d’Orval et au Moulin du Gruel.
Le Thar dont l’indice moyen pondéré est estimé à 2,5 tacons 0+/5min, demeure peu propice au saumon. Le respect du débit réservé de la station AEP de Saint-Pierre-Langers, la franchissabilité du barrage de cette même station dont l’échéance intervenait le 18 avril 2002, la construction d’une nouvelle station d’épuration à la Haye Pesnel , la mise en place d’un plan d’entretien pluri annuel et un futur plan de gestion piscicole devraient contribuer à revitaliser ce fleuve côtier.
Les résultats de la pêche à la ligne au 1er octobre 2007
http://www.saumonmag.com/php/dossier_fiche.php3?id_articl...
20:35 Publié dans 24 Alors, il y en a? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note










