20.09.2008
Des écrevisses à pattes blanches sont mortes dans l’indifférence générale
Le jeudi 4 septembre, sur l’un des affluents de la Sienne, une dizaine de ces crustacés furent découverts morts sur la cinquantaine de mètres prospectée. Leur mort ne semblait pas récente. Etonnamment, les individus observés avaient tous une taille comprise entre 7 et 8 mm.
Bien que l’ONEMA fût averti de cet événement, aucune réponse ne nous fut apportée quant à la suite donnée à notre observation. Nous espérons vivement qu’une prospection plus rigoureuse a été effectuée afin de voir le degré d’impact de cet incident sur cette population d’écrevisses, les autres êtres vivants de ce cours d’eau et enfin si la cause de ces mortalités a pu être identifiée.
Ce silence nous amène à interpréter cette succession d’événements:
- Les 17 mm d’eau tombés le mardi 2 septembre nous laisse supposer une pollution de ce cours d’eau suite à un lessivage d’une surface salie par un produit chimique.
- A l’heure où chacun s’accorde à démonter l’importance à sauver une espèce vivante pour nous sauver nous-mêmes, il nous est particulièrement difficile de laisser mourir une espèce animale dans l’indifférence générale.
- Il est fondamental que les organismes d’Etat valorisent le travail d’observation des personnes attentives à leur environnement. Sans cette coopération, il devient impossible d’impliquer une population à la préservation de son environnement.
- Même si le saumon est le thermomètre utilisé pour valider l’état de santé de nos cours d’eau, celui-ci évolue dans un habitat spécifique, ne correspondant pas à l’habitat d’autres espèces tout aussi intéressantes mais moins médiatiques telles que les lamproies (marine, de planer, fluviatile), les moules perlières, les odonates, … et les écrevisses.
En conclusion, chaque espèce, même la plus banale, mérite qu’on s’intéresse à elle car, il faut bien le reconnaître, notre ignorance (évaluation des espèces, associations entre ces espèces,…), l’érosion de la biodiversité ne nous permettent plus de rester indifférent face à ce type d’événement.
08:23 Publié dans 41 Actualités | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note











Commentaires
bien triste. L'ONEMA aussi.
Ecrit par : guillaume | 21.09.2008
bien triste. L'ONEMA aussi.
Ecrit par : guillaume | 21.09.2008
la configuration du ruisseau a cette endroit forme aussi une cuvette propre a retenir les animaux morts, cependant une analyse toxicologique doit etre faite afin d'ecarté les risques de maladies ou d'empoisonnements, de plus si l'on a faire a une peste de l'ecrevisse les individues morts du ruisseau doivent etre détruit afin de ne pas propager le champignon( attention l'introduction de salmonidé peut amener ce champignon), tenez moi au courant de résultats éventuelle
et merci de l'engagement menée.
Ecrit par : david T | 22.09.2008
Attention la peste de l'écrevisse ne se propage pas uniquement par l'introduction de salmonidés toutes espèces de poissons est suceptible de pouvoir propager cette maladies. Par ailleurs certaines écrevisses comme l'écrevisse "banale" américaine, l'écrevisse du pacifique "SIGNAL" sont porteuses saines de la peste de l'écrevisse est peuvent la transmettre aux écrevisses autochtonnes est en particulier l'écrevisse à pattes blanches.
Ecrit par : levasseur | 07.11.2008
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